L'anémone des fleuristes (Anemone coronaria) est appréciée et sélectionnée par les horticulteurs pour ses fleurs aux couleurs vives, notamment sous le nom d'anémone de Caen et sa forme améliorée par l'agronomie, la tétranémone[1].
Dénominations et étymologie
Anémone vient du grec ἀνεμώνη, souvent interprété comme un dérivé de ἄνεμος (anemos = courant de vent) qui signifierait «fille du vent», parce que le vent emporte ses graines plumeuses à de grandes distances. Ce n'est probablement qu'une étymologie populaire[2].
L'anémone, dans les enluminures du Moyen Âge, est le symbole de l'abandon.
Mythologie grecque
Dans la mythologie grecque, Anémone est une nymphe dont s'éprend Zéphyr, dieu des vents. La femme de ce dernier, par jalousie, la transforma en fleur. Anemos, en grec, signifie «vent»[5].
Les Anciens confondaient l'anémone et l'adonis (Anemone nemorosa et Adonis vernalis) dans la légende d'Adonis[6]. «Adonis» symbolise la mort et le renouveau de la nature. Il était aimé à la fois d'Aphrodite, déesse de l'amour, et de Perséphone, reine des morts. Le conflit entre les deux déesses s'envenima. La haine qu'elles éprouvaient l'une pour l'autre crût démesurément, contraignant Zeus (roi des dieux) à s'interposer entre les deux rivales. L'arbitre suprême exigea alors, de manière à contenter chacune des parties, qu'Adonis passe un tiers de son temps avec Aphrodite, un tiers avec Perséphone et le tiers suivant où bon lui semble. Au cours d'une chasse, il fut tué par un sanglier, envoyé par Artémis ou Arès. Des gouttes de son sang jaillirent des anémones. Aphrodite éplorée demanda aux dieux infernaux de lui permettre de vivre la moitié de l'année sur Terre, à ses côtés, et l'autre moitié dans les Enfers[5].
Prénom
Anne-aymone est un prénom féminin.
Calendrier républicain
Dans le calendrier républicain, l'Anémone était le nom attribué au 27ejour du mois de germinal[7], généralement chaque 16 avril du calendrier grégorien.
Poésie
«L'anémone et l'ancolie ont poussé dans le jardin» est le premier vers du poème Clotilde du recueil Alcools de Guillaume Apollinaire.
Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, Paris, Klincksieck, 1999 (édition mise à jour), 1447p. (ISBN978-2-25203-277-0) à la notice ἀνεμώνη
René Rapin, Les jardins: poème en quatre chants, du Père Rapin; traduction nouvelle, avec le texte, Ed. Cailleau, 1782. 261 pages. Lire en ligne, p83 l'exemplaire numérisé de l'Université d'Oxford
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